Homélie 18ème dimanche Année B – Saint Jean de Monts, colonie 2018

Katorin_18-08-05__021_.JPGVous me cherchez… Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif.
Ce matin, nous entendons des paroles importantes de Jésus, des paroles vivifiantes. Comme ces vacances que nous passons ensemble à Katorin. Katorin et vos animateurs sont là pour aider à découvrir l’Eucharistie, à travers le jeu et la vie en commun.
Un des buts de la colonie, c’est de nous faire aimer Jésus, pour devenir des Apôtres : fais que je rapproche de toi ceux qui s’approche de moi.
Mais pour cela, il faut connaitre Jésus, croire en Lui : chercher, venir, se nourrir.

Quand ils virent que Jésus n’était plus là. Ils ont vécu une belle expérience avec le Seigneur : la multiplication des pains.
Jésus disparaît. Un peu comme les disciples d’Emmaüs. C’est à la fraction du pain, c’est à dire avec l’Eucharistie, le pain de vie, qu’ils le reconnurent. Ils font l’expérience du manque de Dieu, de l’absence de Dieu.
C’est aussi ce qu’ont vécu Saint-Joseph et la Vierge Marie. Lorsque Jésus, à l’âge de 12 ans, monte au Temple avec eux. Alors que le pèlerinage est fini, Marie et saint Joseph rentrent à Nazareth, mais le jeune Jésus reste dans le Temple. Ses parents le cherchent dans la caravane. Ils doivent finalement retourner à Jérusalem. « Mon enfant, pourquoi, nous as-tu fait cela ? » (cf. Lc 2).

Sans le Christ, l’homme ne se comprend plus. Le monde devient sauvage. Le Christ est venu nous guérir, nous offrir le pardon.
Jésus éclaire les disciples et les foules. Ils sont désorientés et comme toujours Jésus les éduque. Ils le cherchent à cause du pain, non pas à cause de sa puissance divine et du signe. Les foules s’arrêtent au don et ne découvrent pas le donateur. Le grave péché, c’est de ne pas reconnaître celui qui est la source, mais de s’arrêter au don !
Je prends des exemples : un bon repas… comme chaque jour nous est préparé à la colonie : on trouve cela normal ou sommes-nous capables de remercier Marie-Annick, Christelle et Pascaline ?
Une belle veillée ou un grand jeu nous réjouissent : on est content d’avoir gagné ou pensez-vous à remercier les animateurs ?
Vous mangez dans de la vaisselle propre : c’est normal tout de même, ou avez-vous déjà remercié Louis, Grégoire et Louis Marie ?
Les sanitaires et le linge sont propres… un petit merci à Lyne sera forcément le bienvenu ! La prière et la messe sont de belles rencontres… c’est beau, super… mais il a fallu le travail des servants et de la personne qui a réalisé la Croix…
Voilà les petits détails de la vie qui enrichissent nos relations et qui nous permettent de former une belle communauté, autour de Jésus.

Jésus affirme donc dans l’Evangile qu’il est Dieu. Il est le Pain de vie. Je suis, c’est la définition de Dieu au buisson ardent, lorsque Moïse demande à Dieu de lui donner son nom. Vous connaissez l’épisode (cf Ex 3). Il est descendu du Ciel. Non pas le père Noël, mais Dieu qui vient vivre au milieu de nous. C’est quelque chose de tout à fait nouveau. Le Dieu et Père de Jésus Christ, notre DIEU, ne craint pas de venir se mélanger à nous. Il vient pour les pécheurs que nous sommes. Il est l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde.
Depuis le début de la colonie, nous avons repris le signe de la Croix. Signe de l’amour…
À ses parents, à chacun, Jésus dit aujourd’hui : Pourquoi me cherchez-vous ?
Chercher Jésus, venir à Lui en le reconnaissant comme Celui qui est notre pain de vie, notre source de joie. Sa vie offerte par Amour nous est donnée dans le sacrement de l’Eucharistie.

Père Jérôme