Homélie dimanche 12 août 2018 - Saint Jean de Monts

Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie (Jn 6, 51).
Chaque année, la colonie trouve son rythme dans la prière quotidienne et s’enracine, comme chaque baptisé par la célébration de la sainte Eucharistie, que nous découvrons un peu plus grâce aux catéchèses du pape François, le soir à la prière. Katorin aide à mieux comprendre ce si grand sacrement, qui nous donne Jésus, le Sauveur du monde.
J’entends l’un des animateurs me dire : je vis la colonie comme une retraite, c’est-à-dire un vrai désir de se laisser transformer par Jésus et son Esprit saint.
La prière nous prépare à recevoir Jésus, pour le suivre et le servir de tout notre cœur. Et cela dans un cadre de vacances, d’amitié, de jeux et de veillées ! Nous venons de vivre une journée autour des Fables de la Fontaine (1668-2018). Mais attention, une fable donne une morale, et l’Evangile permet de rencontrer Jésus !

F.jpg comme les foules, qui cherchent Jésus et qui l’écoutent. Mais aussi comme les foules qui murmurent contre Jésus : n’est-il le fils de Joseph. Nous connaissons bien son Père et sa Mère ! (Jn 6,43). Ah oui, ils connaissent Jésus ! et nous ?
Jésus les reprend, comme le ferait un animateur ou un directeur qui sent une contestation : ne récriminez pas… le murmure est une donnée biblique. Le peuple sorti d’Egypte, libéré de l’esclavage, murmure contre Moïse. Il regrette le passé… sans voir le but, la terre Promise, la Terre que Dieu donne. La foule cherche Jésus pour manger… Elle ne voit pas que Jésus est le Pain vivant, donné au monde pour nous unir à Lui et nous transformer.

A.jpg comme amour fou de Dieu pour les hommes. La folie de Dieu est de nous aimer, nous qui sommes si pécheurs, incapables de faire le bien. Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné son Fils. Pas seulement une fois, à Bethléem, mais encore par la prédication de Jésus, par l’offrande de sa vie au Calvaire, par la sainte Eucharistie. Père, en tes mains, je remets mon esprit… Voilà le cœur de la vie de Jésus, s’abandonner à son Père. Il est le Fils bien aimé et nous sommes depuis notre baptême appelés à nous abandonner comme Jésus. Il est beau de prier le soir aux Complies comme Jésus En tes mains, je remets mon Esprit !
Et sur la Croix, Jésus abandonnant sent le silence, la nuit : Pourquoi m’as-tu abandonné ? Mais écoutons aussi le Père nous dire : Mon enfant, pourquoi m’as-tu abandonné ? Pourquoi vis-tu si loin de moi ? Comme si je ne pouvais pas te guérir ?
A travers les sacrements, Jésus nous touche, nous guérit, nous transforme. Le chrétien vit de l’Esprit saint, de l’Esprit de Jésus Ressuscité en recevant les sacrements, en touchant Jésus, en se laissant saisir et brûler par l’Amour de Jésus.

B.jpg comme Bible. Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi (Jn 6). Lire l’Evangile nous est familier à la colonie, nous écoutons bien ce que Dieu nous dit de Lui, comment Il agit pour nous. La Bible n’est pas un simple écrit, c’est Dieu qui se révèle et nous transforme note intelligence, notre action, nos pensées, notre prière. J’ai retenu ce conseil du pape François. La Parole du Seigneur entre par les oreilles, arrive au cœur et va dans les mains, dans les œuvres bonnes (AG 31/01/2018-7/02/2018).

L.jpg comme Le pain de vie ! Jésus est unique, l’unique, le vrai berger, le bon pasteur, la lumière du monde, le chemin, la vérité et la vie, la Résurrection. Comme chrétiens, nous sommes invités à ne pas négocier avec le Seigneur. IL est Dieu, notre Roi, le Maitre et Seigneur. Croire, c’est adhérer à la personne de Jésus ! Nous sommes à son service, pour la gloire de Dieu son Père et le salut du monde.


E.jpg comme Eucharistie. Jésus nous dit qu’Il est le pain vivant et vivifiant. Dieu est vivant, éternellement vivant… Vivant sans fin, car l’amour implique ce don sans retour ! Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde.
Et Jésus se fait proche de nous, si proche de nous dans les sacrements et l’Eucharistie.

Père Jérôme